Décorer une chambre d’enfant en toute sécurité

Décorer une chambre d’enfant, c’est composer un lieu accueillant sans y introduire de risque. Deux points concentrent l’essentiel de la vigilance : ce qui pend et ce qui peut tomber.
Cordons, liens et voilages
C’est le risque le plus sérieux et le plus sous-estimé. Aucun cordon de store ou de rideau ne doit pendre à portée d’un lit, d’une commode ou d’un fauteuil : on utilise un enrouleur, un taquet mural haut, ou un store à commande sans cordon. La même logique vaut pour les ciels de lit, mobiles et guirlandes textiles : rien de long, rien en boucle, rien au-dessus de l’oreiller.
Ce qui est accroché au mur
Un cadre, un miroir ou une étagère murale au-dessus d’un lit doit être fixé avec la cheville adaptée au support — et de préférence… pas au-dessus du lit. Les miroirs se choisissent en version incassable ou avec film de sécurité dans une chambre de jeune enfant.
Peintures, vernis et petits éléments
Les revêtements des objets décoratifs à portée de main sont couramment évalués selon la norme EN 71-3, relative à la migration de certains éléments — une mention à chercher sur la fiche produit. Pour les murs, une peinture A+ en émissions dans l’air intérieur, appliquée quelques jours avant l’installation, avec aération, reste la base. Écartez enfin, avant 3 ans, tout objet décoratif comportant de petits éléments détachables.
Les tapis
Un tapis épais amortit les chutes au pied du lit. Sur un sol lisse, ajoutez une sous-couche antidérapante : un tapis qui glisse est plus dangereux que pas de tapis du tout.
À retenir
Rien qui pende, rien de lourd au-dessus du lit, des revêtements vérifiés et un tapis qui ne glisse pas. Une chambre douce est d’abord une chambre où l’on a regardé en hauteur — et à hauteur d’enfant.